Problématique analyse des charges de travail
Les charges de
travail

 
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Analyse des variations des charges en soins directs et de la répercussion sur les ressentis collectifs de la journée de travail

1. Le principe :
En référence à un jour jugé normal en termes d'activité, on calcule pour une date choisie la variation des charges en soins directs pour les trois types de dépendance (DATVC, DATS, DATR). Ce calcul prend en compte à la fois la variation du nombre de patients dans les différents niveaux de dépendance et la variation du nombre d'agents présents.

Le jour "normal" peut être fictif, comme par exemple la moyenne d'activité avec un effectif présent moyen sur une période choisie.

2. Ce que peut faire le logiciel pour les 3 catégories de dépendance :
  1. calcul automatique des variations des charges en soins directs à toutes dates choisies, ou entre toutes périodes choisies;
  2. détermination immédiate du ressenti collectif fortement probable de l'équipe pour la journée de travail étudiée ;
  3. simulations des variations des charges selon des hypothèses choisies de modifications d'activités et / ou de personnels (en nombre et / ou qualification), avec détermination immédiate des ressentis probables ;
  4. sur une période et une Unité de soins choisies, calcul du nombre de jours dans chaque catégorie de ressenti collectif, avec suivi sur le graphique.

3. Exemples
Unité de Soins Chirurgie B, variation au 8 janvier 2004 par rapport au 2 octobre 2003 (jour jugé à activité normale).
  1. Un tableau récapitule le nombre d'agents présents pour les deux dates, et le nombre de patients soignés par catégorie et niveau de dépendance: baisse du nombre d’Aides Soignantes (-1ETP A.S.), augmentation de l’effectif d’infirmiers (+1ETP IDE), et augmentation du nombre de patients (+4), augmentation du nombre de patients lourds pour les dépendances vis-à-vis des actes techniques de la vie courante (DATVC) et vis-à-vis des actes techniques somatiques (DATS).
  2. Interprétation du graphique :
    a - forte variation pour les DATVC (plus le trait est allongé, plus la variation est forte), faibles variations pour les deux autres dépendances.


    b - on constate :
         - un alourdissement certain de la charge vis à vis des actes techniques de la vie courante sous l’effet d’une augmentation conjointe du nombre de patients légers et lourds par agent présent;
         - un allègement de la charge vis à vis des actes techniques somatiques en raison de la diminution conjointe du nombre de patients légers et lourds par agent présent;
         - une incertitude concernant la charge due aux soins relationnels. En effet, on ne sait pas si l’augmentation du nombre de patients légers par agent présent est compensée par la diminution du nombre de patients lourds par agent présent.


    c - la journée de travail est ressentie lourde vis à vis des actes techniques de la vie courante, tolérable vis à vis des soins techniques somatiques et des soins relationnels (voir les principes des ressentis)

    Globalement, on peut affirmer que le 8 janvier fut une journée à ressenti lourd, les recherches ayant montré que les ressentis vis à vis des aides à la vie courante priment sur les autres.
  3. Les charges en soins directs peuvent varier en fonction de deux facteurs :
         - la variation du nombre de patients,
         - la variation du nombre d’agents présents.
     
    Les importances relatives de ces deux causes dans la variation globale de la charge de travail peuvent être calculées automatiquement pour chaque type de dépendance.
  4. REMARQUE : Il se peut qu'une journée soit ressentie collectivement lourde, alors que l'on constate de faibles variations des charges (les trois points dans la zone de tolérance). Cela est du à deux causes : soit au moins un accompagnement fin de vie dans la journée, soit au moins deux patients lourds qui nécessitent une aide à l'alimentation (niveau 3.2 DATVC de la grille Pendiscan).

    Les formes organisationnelles adoptées, les rapports hiérarchiques, l’accélération des taux de rotation…. ont leur importance dans les ressentis collectifs du personnel, mais nos études ont montré l’influence décisive de la variation des charges en soins directs sur les ressentis collectifs des journées de travail (tout particulièrement les aides à la vie courante).
     

4. Simulations :

Unité chirurgie B au 8 janvier 2004 (référence : 2 octobre 2003)
Ecran Pendiscan

Le logiciel permet de faire des simulations :

  1. soit sur le nombre d’agents et leurs qualifications,
  2. soit sur le nombre de patients et leur répartition selon les niveaux de dépendance,
  3. soit sur les deux à la fois.

Cette simulation des variations peut se faire soit en nombre (d’agents et / ou de patients), soit en pourcentage (par taux d’augmentation ou de diminution).
 

Reprenons l’exemple (Unité de Soins chirurgie B): la diminution d’un(e) Aide Soignant(e) entre la date de référence et la date de l’étude a eu pour effet d’accroître sensiblement les charges liées aux DATVC d’où une forte probabilité d’un ressenti lourd le 8 janvier 2004.
Que se serait-il passé si le nombre d’Aides-Soignant(e)s était resté le même à nombre de patients identiques, ce jour ?
Aperçu graphique causes de variation
Il suffit de faire passer le nombre d’Aide-Soignant(e)s de 3,5 à 4,5 ETP (effectif du jour normal) à cette date et de simuler l’effet sur les variations des charges en soins directs DATVC.
Le résultat de la simulation montre qu’avec un(e) Aide-Soignant(e) de plus le 8 janvier 2004, ce jour n’aurait sans doute pas été ressenti lourd (le point DATVC tombe à la frontière de la zone blanche/rouge).

Le logiciel fournit en même temps les causes des variations des charges pour les trois types de dépendances (importance des variations dues aux cas légers puis aux cas lourds en fonction des variations du nombre d’agents et de patients)